Dermatochirurgie ou Chirurgie des Lésions Cutanées

 

Définition

Les « tumeurs » (ou lésions) cutanées regroupent l’ensemble des tâches ou excroissances de la peau, de taille, de forme ou de couleur variables.

Elles peuvent concerner l’ensemble de la face ou du corps.

Il peut s’agir de tumeur bégnine comme un simple grain de beauté ou d’un véritable cancer de la peau.

Ces lésions sont le plus souvent diagnostiquées par un dermatologue ou un médecin traitant demandant au chirurgien plasticien d’en réaliser l’exérèse afin d’obtenir une cicatrice la plus discrète possible ou lorsque la lésion se situe dans une zone visible comme par exemple sur le visage.

Indications

Toutes les zones du visage ou du corps peuvent être concernées.

Tous les types de lésions peuvent être rencontrés.

Classiquement on distingue :

  • Les Tumeurs Bénignes :

Il en existe de très nombreuses formes. Les plus fréquentes sont les nævus ou « grains de beauté », les kystes, les lipomes, les kératoses, les verrues.

  • Les Tumeurs Malignes : elles sont heureusement beaucoup plus rares et la chirurgie est bien souvent le seul traitement permettant l’obtention d’une guérison complète.

Leur pronostic est variable selon le type de tumeur. On distingue parmi les plus fréquentes les Carcinomes Epidermoïdes ou Basocellulaires et les Mélanomes.

 

Intervention :

Dermatochirurgie ou chirurgie des lésions cutanées

Incision cutanée et exérèse :
L’exérèse chirurgicale doit enlever la lésion de façon complète avec parfois des marges de sécurité.
Une analyse histologique de la lésion est systématique.
La cicatrise est  placée dans une zone dissimulée ou orientée en fonction des plis naturels afin de la rendre la plus discrète possible.

Reconstruction :
Différentes techniques sont à notre disposition en fonction de la taille de la lésion :
- Suture directe simple : réalisée à l’aide d’un fil résorbable ou non selon la localisation,
- Greffe de peau : elle est prélevée dans une zone dissimulée et apposée sur le site receveur,
- Lambeau : permet d’utiliser la peau avoisinante afin qu’elle recouvre la perte de substance.

Autres informations concernant l’intervention

  • Hospitalisation: Ambulatoire le plus souvent,
  • Anesthésie: Locale parfois associée à une sédation ou Générale en fonction de la taille et de la localisation de la lésion,
  • Durée opératoire: Moins d’une demi-heure en général,
  • Examen préopératoire: 1 consultation avec le chirurgien, 1 consultation d’anesthésie en cas de sédation ou d’anesthésie générale,
  • Contre-indication: Le tabac augmente considérablement le risque de nécrose de la peau et d’infection. Il est donc contre-indiqué pendant 15 jours avant et après l’intervention.

Suites opératoires :

Variables d’un(e) patient(e) à l’autre, les douleurs sont en général peu importantes et bien contrôlées par des antalgiques simples.

  • Pansement et nettoyage toutes les 48 heures à domicile réalisés par le patient pendant 15 jours: nettoyage antiseptique et pansement avec tulle gras sur les cicatrices
  • Les fils résorbables ne doivent pas être retirés en revanche en cas d’utilisation de fil non résorbables, ils doivent être retirés entre 5 et 15 jours selon la localisation,
  • Un repos est conseillé pendant 24 heures,
  • Des soins spécifiques sur les cicatrices (éviction solaire et massage) seront à réaliser pour les rendre le plus discrètes possible.

Risques et complications :

Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’une chirurgie cutanée réalisée dans les règles.

Pour autant et malgré leur rareté, vous devez être informé(e) des complications possibles :

  • Risques anesthésiques
    Ils seront exposés lors de la consultation d’anesthésie préopératoire.
  • Risques liés à l’intervention

– Précoces :

Petits saignements : peuvent survenir les premiers jours mais sont facilement contrôlables.

Hématome : s’il est important une reprise chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer le sang et stopper le saignement.

Infection : rare après ce type de chirurgie. Une reprise chirurgicale pour drainage peut parfois être nécessaire ainsi qu’un recours aux antibiotiques.

Nécrose cutanée: rarement observée, peut engendrer un retard de cicatrisation.

Blessure de nerfs avoisinants : le plus souvent ce sont des filets nerveux sensitifs qui sont concernés aboutissant à des troubles localisés de la sensibilité.
Exceptionnellement au niveau de la face il peut s’agir d’une branche motrice responsable d’une paralysie partielle.
Ces troubles sont la plupart du temps transitoires et disparaissent spontanément en quelques semaines.

– Tardifs :

Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.