La chirurgie de l’homme
Lifting de Cuisse ou Dermolipectomie Crurale

 

Définition

Le Lifting de cuisse est une intervention visant à améliorer l’aspect et la forme des cuisses.

En effet avec les effets du temps ou suite à une perte de poids importante, il peut se produire un relâchement cutané responsable d’un excès de peau à la face interne des cuisses pouvant aller jusqu’au genou dans les cas les plus importants.

La lipoaspiration seule est alors inefficace pour traiter ce relâchement cutané.

L’intervention consiste en l’ablation de la peau et de la graisse sous cutanée en excès à la face interne de la cuisse. La peau est ensuite redrapée afin de redonner une forme harmonieuse au membre.

Une lipoaspiration est systématiquement associée au niveau de la cuisse et peut concerner également les hanches afin d’optimiser le résultat final.

C’est une intervention donnant un résultat naturel, harmonieux fiable et durable.

La cicatrice est entièrement dissimulée au niveau de la face interne de la cuisse et peut parfois se prolonger au niveau inguinal en cas d’excès important.

Le lifting de cuisse peut justifier la participation financière de l’assurance maladie lorsque l’excès cutané est important.

Indications

Le Lifting de cuisse s’adresse aux patients présentant un retentissement physique et/ou fonctionnel important d’un excès cutanéo-graisseux à la racine de la cuisse.

Ces bourrelets peuvent en effet être responsables de gêne à la mobilité, de rougeurs ou de macération à la face interne des cuisses.

Le retentissement psychologique est également parfois très important associé à des problèmes vestimentaires évidents.

Les principales causes de ces altérations sont les pertes de poids importantes ou tout simplement les effets du temps responsables d’un relâchement cutané.

Il n’y a pas d’âge précis auquel envisager un Lifting de cuisse. Il est cependant indispensable que le poids ne soit pas trop élevé et stable depuis plusieurs mois.

 

Intervention :

Lifting de cuisse

Lipoaspiration :
L’intervention débute par une lipoaspiration de la face interne des cuisses.
Lorsqu’elle est nécessaire une lipoaspiration de la face externe des cuisses et de la culotte de cheval peut être associée pour optimiser le résultat.

Incisions :
La peau excédentaire est ensuite retirée à la demande afin de redonner à la cuisse une forme harmonieuse.
En fonction de l’excès plusieurs cicatrices sont envisageables :
- Verticale pure : à la face interne de la cuisse. Elle débute au niveau de la région inguinale et descend plus ou moins bas jusqu’au genou en fonction de la quantité de peau à réséquer.
- Horizontale pure : au niveau du pli de l’aine en avant et jusqu’au sillon sous fessier en arrière,
- Mixte : le plus fréquent, association des 2 techniques.

Suture cutanée :
Elle est réalisée avec du fil résorbable entièrement sous la peau.

Un drainage par des « Crins de Florence » est en général nécessaire afin d’éviter l’accumulation de sang ou de sérosités dans l’espace de décollement.

Pansement et mise en place d’un « Lipopanty ».

Autres informations concernant l’intervention

  • Hospitalisation: 2 à 3 jours en moyenne,
  • Anesthésie: Générale,
  • Durée opératoire: 2 heures en moyenne selon l’excès,
  • Examen préopératoire: 2 consultations avec le chirurgien légalement obligatoires, 1 consultation d’anesthésie,
  • Contre-indication : Le tabac augmente considérablement le risque de nécrose de la peau et d’infection. Il est donc contre-indiqué pendant 1 mois avant et après l’intervention.

Suites opératoires :

Variables d’un patient à l’autre, les douleurs sont en général peu importantes et bien contrôlées par des antalgiques simples.

  • Quelques ecchymoses et de l’œdème peuvent être présents pendant une semaine,
  • Pansement et nettoyage toutes les 48 heures à domicile réalisés par une IDE pendant 15 jours 3 semaines: Nettoyage au sérum physiologique et pansement avec tulle gras sur les cicatrices,
  • Retrait des crins de Florence dès que l’écoulement devient peu abondant (2 à 3 jours),
  • Prévention du risque thromboembolique par la prescription de bas de contention et d’un lever précoce,
  • Port d’un Lipopanty de contention nuit et jour pendant 2 mois,
  • Les fils sont entièrement résorbables et ne doivent donc pas être retirés,
  • Un repos est conseillé pendant 7 à 10 jours,
  • Le sport et le port de charges lourdes sont interdits pendant 2 mois,
  • Le résultat définitif est en général obtenu à 3 mois,
  • Des soins spécifiques sur les cicatrices (éviction solaire et massage) seront à réaliser pour les rendre les plus discrètes possible.

Des visites de contrôle sont réalisées à 1 semaine, 1 et 6 mois.

Risques et complications :

Heureusement, les vraies complications sont très rares à la suite d’un lifting de cuisse réalisé dans les règles.

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé des complications possibles :

  • Risques anesthésiques :
    Ils seront exposés lors de la consultation d’anesthésie préopératoire.
  • Risques liés à l’intervention:

– Précoces:

Accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) : Rares mais redoutables, ils sont prévenus par un lever précoce et la prescription de bas de contention voire parfois d’un traitement anticoagulant pour 8 à 10 jours.

Hématome : s’il est important une reprise chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer le sang et stopper le saignement.

Infection : rare après ce type de chirurgie. Une reprise chirurgicale pour drainage peut parfois être nécessaire ainsi qu’un recours aux antibiotiques.

Sérome : à partir du 8ème  jour. Il est causé par un écoulement de lymphe et un suintement de la graisse. En général sans gravité, il peut tout de même nécessiter des ponctions pour être évacué.

Retard de cicatrisation : peut parfois être observé et allonge les suites opératoires.

Nécrose cutanée: rarement observée avec les techniques modernes, peut engendrer un retard de cicatrisation.

– Tardifs:

Anomalies de cicatrisation : le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes qu’escompté, pouvant prendre alors des aspects variables : élargies, hypertrophiques voir exceptionnellement chéloïdes.

Altération de la sensibilité : fréquente les premiers mois, elle finit la plupart du temps par régresser.